La Thermographie : une technologie au service de la de maîtrise de la consommation d’énergie
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1 October 2007
| Le secteur du bâtiment (logements, bureaux, commerces, équipements collectifs…) est le plus grand consommateur d’énergie en France (43%) et constitue à ce titre un important gisement d’économies d’énergie. |
En moyenne, 30% des déperditions thermiques des bâtiments sont imputables à la toiture. Ainsi, la détermination du degré de déperdition calorifique au niveau du toit est un excellent indicateur de la qualité de l’isolation du bâtiment.
Un moyen efficace pour détecter les gaspillages d’énergie
Le principe de la thermographie est simple. Il consiste à survoler une agglomération avec un hélicoptère ou un avion et à filmer les zones d’habitation avec une caméra infrarouge. Les images sont ensuite traitées afin de créer des cartes thermiques qui affichent le niveau de déperdition de chaleur de chaque bâtiment et permettent de repérer les sources d’économie d’énergie.
Quelques collectivités locales (e.g. Dunkerque, Nantes, Reims) à la recherche d’économie pour leurs propres bâtiments et soucieuses de sensibiliser la population aux économies d’énergie ont expérimenté et validé l’intérêt de cette technologie.
Pour les bâtiments publics, les cartes thermiques sont utilisées pour définir les priorités de rénovation.
Pour les populations locales, l’objectif est purement incitatif. Il s’agit de les convaincre d’entreprendre des travaux d’amélioration de leur habitat, mais aussi de modifier leur comportement de chauffage. En effet, plus la température intérieure d’une maison est élevée, plus les déperditions calorifiques sont importantes.
Quel retour sur investissement ?
Le coût d’une telle opération varie entre 100 et 200 k€.
A ce prix, seule une collectivité locale peut être à l’origine d’une telle initiative sans être certain de la rentabilité de l’opération in fine. Car il n’y a aucune certitude que les économies d’énergie générées couvrent les coûts engendrés.
Au-delà du succès technique des premières expérimentations, la pérennité de l’utilisation de la thermographie pour la chasse aux économies d’énergie dépend donc de la rentabilité économique des opérations menées.
Néanmoins, l’urgence de trouver des moyens efficaces pour permettre à des secteurs diffus, comme le logement domestique, de contribuer à la réduction des gaz à effet de serre peut être une aubaine à saisir :
- Avec la mise en place depuis le 1er juillet 2006 du dispositif des Certificats d’Economie d’Energie, qui impose aux fournisseurs d’énergie une obligation de réaliser des économies d’énergie ou de les faire réaliser par leurs clients, les commercialisateurs de gaz, d’électricité ou de fioul devraient être de plus en plus intéressés à devenir des partenaires actifs de ce type d’opération ;
- Par ailleurs, l’intérêt des entreprises locales qui réaliseront les travaux d’isolation paraît évident…
Ainsi, avec l’essor et le durcissement progressif des règlementations environnementales (Certificats d’Economie d’Energie, Diagnostic Energétique, Facteur 4…), de nombreux fournisseurs d’énergie et entreprises de bâtiment seront sans doute de plus en plus motivés à cofinancer ces opérations, en échange d’une présence aux salons d’information qui accompagnent les campagnes de cartographie thermique. Un bon moyen de capter des opportunités commerciales !
Enfin pour les collectivités locales, au-delà de la contribution au respect de l’environnement, ce type d’initiative est aussi une aubaine en termes de retombées économiques issues de la croissance de l’activité des entreprises locales qui réaliseront les travaux d’isolation.
Sia Conseil
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